Cinemas d'afrique Lausanne

14e Festival
cinémas d'Afrique
Lausanne
du 22 au 25 août 2019

Grégoire Junod, Syndic de Lausanne

Regards d’ici et d’ailleurs, regards croisés, regards échangés…. Pour sa 14e édition, le Festival cinémas d’Afrique - Lausanne poursuit son exploration d’une production cinématographique souvent inédite de notre côté du globe et invite, avec la thématique « Regards » en fil rouge, à la découverte, à la réflexion et au partage. Il offre, quatre jours durant, une opportunité pour le public de saisir de plus près les réalités sociales, culturelles et artistiques du continent africain.

Quelle chance pour Lausanne d’abriter ce festival reconnu tant pour la qualité de sa programmation que pour sa convivialité ; il est devenu l’un des événements phares du nouvel agenda des rendez-vous culturels estivaux Lausanne à l’heure d’été.

Plébiscité par le public, reconnu par les médias et les professionnels, le Festival cinémas d’Afrique - Lausanne s’engage pour la diversité culturelle. Son objectif de présenter une affiche variée, tout en pratiquant une politique tarifaire basse, s’accorde harmonieusement avec les missions de politique culturelle de la Ville de Lausanne, qui œuvre avec attention pour un accès de toutes et tous à la culture.

Au nom de la Municipalité de Lausanne, je tiens à remercier chaleureusement toute l’équipe du Festival qui contribue, grâce à son excellent travail, à la qualité de l’offre culturelle régionale et vous souhaite à toutes et à tous un très bon festival.

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Frédéric Maire, Directeur de la Cinémathèque suisse

Renouveau africain

Depuis plusieurs années, on avait le sentiment de la fin d’un âge d’or du cinéma africain, avec des moyens en berne, moins de production, et la disparition de cinéastes réputés, dont Idrissa Ouedraogo l’an dernier. Mais aujourd’hui, il semblerait qu’un frémissement se ressente, dont la 14e édition du Festival cinémas d’Afrique -Lausanne se fait l’écho. D’une part de nouveaux talents émergent un peu partout sur le continent, et d’autre part un travail de plus en plus marquant se fait autour de la valorisation des cinéastes du passé, à travers la numérisation de leurs œuvres. C’est le cas de Med Hondo, auquel le Festival rend un juste hommage, et dont une copie restaurée de Soleil Ô a eu il y a deux ans les honneurs de Cannes Classics. L’an dernier, cette même section a présenté la version restaurée de Hyènes de Djibril Diop Mambéty, adaptation sénégalaise de La visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt, produit par le Suisse Pierre-Alain Meier. Enfin, et ce n’est pas rien, Cannes a couronné cette année Mati Diop, la fille du compositeur sénégalais Wasis Diop (et nièce de du même Djibril). Elle a remporté le Grand Prix avec son film Atlantique. Un beau signal!

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